Le colosse qui ne mourra jamais

N.B. En ce jour international de la commémoration de la mémoire de Nelson Mandela, voici un texte que j’avais écrit au lendemain de sa mort. 

La disparition de Mandela est le moment pour l’ensemble de l’humanité de faire le bilan sur sa vie et son héritage. Je parle de l’humanité tout entière, car ce que cet homme a réalisé, dépasse largement les frontières de son pays. Après avoir passé 27 ans en prison, en raison de son combat contre l’infâme Apartheid, il fut libéré au début des années 1990. Dès sa libération, il redonnera espoir au peuple noir de l’Afrique du Sud et parviendra à mettre fin à cette politique raciale avec l’aide de la communauté internationale et particulièrement du Canada. C’est d’ailleurs ici, qu’il fera sa première visite à l’international et qu’il sera reçu avec les honneurs d’un Chef d’État, alors qu’il n’avait pas encore le droit de vote dans son pays.
C’est en 1994, lors des premières élections multiraciales, qu’il deviendra le premier Président noir de l’Afrique du Sud. C’est à ce moment qu’il passera à la légende, en prenant le contrôle d’un pays qui avait toujours été dominé par la minorité blanche. Il laissera sa marque parce qu’il a su travailler à la réconciliation des races. Pour ce faire, il tendit la main à ces ennemis, leur pardonna et travailla à bâtir un État plus juste. Il est bien important de comprendre, que plusieurs regroupements noirs pensaient, au moment de l’entrée en fonction de Mandela, que l’heure de la vengeance avait sonnée. Ce n’est pas ce qui se passa et c’est Mandela qui a su éviter ce bain de sang potentiel. C’est à ce niveau que se situe son principal héritage. Mandela a été un homme qui s’est battu pour des idéaux qui l’ont privé de la liberté pendant près de 27 ans. Une liberté qui aurait été relative dans un contexte où il était noir et qu’il vivait dans un pays contrôlé par des blancs racistes. À la fin de l’histoire, ses idées ont remporté la victoire sur un gouvernement impitoyable et il a donné une leçon à toute l’humanité en tendant la main à ses geôliers.
Je m’arrête ici, car j’aurais tant à dire concernant cet homme. Ce soir, je vais encore écouter la télévision, car je ne veux rien manquer de ce concert d’éloges à son égard. La planète est unanime sur le compte de Mandela : ce fut un « colosse » qui a accompli une œuvre grandiose et sa mort ne le fera pas disparaître réellement. Il sera toujours présent pour inspirer des humains qui luttent contre des organisations ou des systèmes qui semblent invincibles et montrer que les idées doivent être plus grandes que les hommes. J’aimerais citer un chanteur (Georges Brassens) que j’aime beaucoup et qui chantait : « Mourir pour les idées d’accord, mais de mort lente(…) il faudrait confier le trépas à ceux qui n’en ont pas.»

Michel Bouchard

2 réflexions sur “Le colosse qui ne mourra jamais

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s